Les années passent, les inégalités persistent !
À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la situation des femmes cadres reste marquée par des écarts de rémunération, un accès différencié aux responsabilités et des conditions d’exercice spécifiques. Ces réalités concernent leur parcours professionnel et leur reconnaissance salariale, mais aussi leur vie personnelle et leur équilibre entre les différents temps de vie.
es trajectoires professionnelles encore différenciées
Les femmes cadres occupent aujourd’hui une place importante dans l’emploi qualifié, mais leur progression et leurs conditions d’exercice restent distinctes de celles des hommes. Leur rémunération médiane est inférieure de 16 % et 45 % des femmes cadres perçoivent une part variable (contre 54 % des hommes).
Les femmes sont aussi moins nombreuses à exercer des responsabilités hiérarchiques étendues. Parmi les femmes managers, 12 % encadrent plus de dix personnes (contre 21 % des hommes).
Des conditions d’exercice qui dépassent le seul cadre professionnel
L’exercice des fonctions cadres s’accompagne d’exigences élevées, qui affectent différemment les femmes. 34 % d'entre elles déclarent ressentir fréquemment des signes de santé mentale dégradée (vs 30 % des hommes) et les femmes managers évoquent plus souvent des situations de stress intense (65 %, contre 55 % des hommes).
La journée du 8 mars permet certes de mettre en lumière ces inégalités, mais celles-ci s’inscrivent dans la réalité quotidienne des femmes cadres. D’où la nécessité d’agir concrètement pour garantir l’égalité salariale, un accès équitable aux responsabilités et des conditions de travail compatibles avec un épanouissement professionnel !

