Le 25 février dans la soirée, un projet d’avenant à la convention de l’Assurance chômage portant sur les ruptures conventionnelles individuelles a été trouvé entre le patronat et les syndicats. Après deux organisations syndicales, FO a décidé le 2 mars de signer aussi le texte. Pour rappel, en novembre, le gouvernement avait demandé aux interlocuteurs sociaux de trouver 400 millions d’euros d’économies par an, notamment
sur les ruptures conventionnelles. En échange, il s’engageait à retirer la lettre de cadrage qu’avait imposée l’ex-Premier-ministre François Bayrou et qui demandait 4 milliards d’euros d’économies à l’Assurance chômage.
Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, n’avait cependant pas caché que le gouvernement légiférerait sur les ruptures conventionnelles en cas d’échec des négociations. On a donc réussi à protéger le paritarisme de l’Assurance chômage
, souligne Michel Beaugas, secrétaire confédéral FO chargé de l’emploi. L’offensive du patronat menaçait aussi d’un échec les négociations. Nous avons réussi à revenir sur le seul périmètre des ruptures conventionnelles. Ce n’était pas gagné. Au début, le patronat visait quatre milliards d’euros d’économies sur l’ensemble de l’Assurance chômage, puis un milliard d’euros, ce n’est quand même pas rien !
rappelle-t-il. Le patronat souhaitait ainsi le gel de la revalorisation des allocations pour l’ensemble des chômeurs. Et voulait aussi durcir les règles d’indemnisation pour les intermittents du spectacle. FO se félicite donc d’un texte qui ne s’écarte pas du périmètre fixé par le gouvernement et ne remet pas en cause l’équilibre du régime et ses droits annexes, qui sont préservés par le projet d’avenant
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